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Gentilhommière de la Motte Jean

Ce château Louis XIII construit par le Marquis du Hindré le long du ruisseau la Trinité, limite de la commune de Saint-Coulomb avec Cancale, est un exemple de la recherche par les corsaires et armateurs de Saint-Malo des creux de terrains pour y construire leurs maisons de campagne à l’abri des vents de noroît. Ainsi, seuls les toits émergent des champs depuis la disparition des allées plantées aux quatre points cardinaux, les rabines.

C’est un édifice construit en H, présentant un corps de logis central, flanqué de deux pavillons en saillie. Cette construction du XVIIème siècle possède un haut et un bas jardin. Le bas jardin offre une vue avec étang et douves.

La Motte Jean est construite sous une terrasse de deux mètres à l’ouest qui correspond à l’emplacement de la forteresse de du Guesclin. Dans cette forteresse étaient cantonnées les troupes qui surveillaient la côte, de la baie du Mont Saint-Michel au Fort la Latte. Elle fut peut-être construite sur le site d’une villa romaine le long d’un chemin militaire de Saint-Malo au Mont Saint-Michel, ancienne voie romaine.

A l’intérieur subsistent un grand escalier renaissance avec une très belle rampe en bois sculpté, des boiseries, deux vastes cuisines à cheminées monumentales, une à four à pâtisserie dans l’aile nord, de grandes pièces avec des plafonds avec poutres et solives sculptées Renaissance.

La Motte Jean fut prise deux fois par les Anglais pendant la guerre de Sept ans de 1746 à 1753.

Pendant la Révolution, le manoir fut transformé en hôpital. La chapelle rectangulaire (1707), dédiée à la Sainte Trinité, a été transformée en grenier et cellier. En 1794 elle servit de fosse commune pour dissoudre dans la chaux vive trois cents victimes de la carmagnole à Cancale.

Au sud se trouve une tour carrée de 600 boulins, indiquant qu’au XVème siècle la Motte-Jean avait plus de 300 hectares de terre. L’intérieur du pigeonnier est remarquable puisqu’il est cylindrique dans un corps carré. Il s’agit sans doute d’une tour de défense transformée en pigeonnier. Au fil des siècles l’ancienne forteresse s’est adaptée à son époque.

Au cours des siècles elle fut la propriété successive des familles du Guesclin, Eon, des Marquis du Hindré, Surcouf, Grout de Beauvais et Mazurier des Garennes. En 1975 Philippe Luyt en devint propriétaire. Il la fit classer à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1980.

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