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Exposition : Claudine GRAVELEAU

La Municipalité vous propose de découvrir les œuvres de Claudine GRAVELEAU.

 

"La peinture est une chose mentale, une réflexion en images comme d'autres le font avec des mots, des notes de musique... Il ne s’agit pas de décrire le monde, mais de matérialiser des idées afin de créer une certaine musicalité. « Chacun doit cultiver en soi la propre fleur de son individualité » disait Pissaro à ses enfants. Les enfants, une fois la surprise passée, voient. Ils se posent la bonne question : « Qu’est ce que je vois ? », sans idée préconçue. Ils possèdent la faculté de s’émerveiller et il est facile d’échanger et de peindre avec eux en toute liberté.

Dans cette nouvelle série, je tente de matérialiser toute une palette d'émotions, d'articuler librement le dessin et l'abstrait... états "dames".

Une toile est « une fenêtre ouverte sur le monde » disait Alberti, une proposition pas une reproduction.

Faire surgir, par exemple la joie, la crainte, le silence. Aller vers l'imaginaire toujours, ici c'est un monde de bord de mer agité, bien sûr, les mouvements du pinceau le sont aussi, un geste libre.

Ces nouvelles toiles sont chacune la matérialisation d'un fragment de ma pensée en image, des états "dames" différents, il n'y a pas de conclusion, un passage peut être une porte laissée entrouverte.  

"La voix " c'est à dire la technique est la même en quelque sorte, mais les paroles sont différentes, l'histoire racontée diffère.

On peint pour soi. C'est une liberté, ensuite celui qui regarde librement construit sa propre image, tout est possible car la fenêtre est ouverte, il fait vivre la peinture par son regard. Le spectateur possède sa propre palette d'émotions...

Je pense qu'il ne faut pas tout dévoiler, laissons la place à l'imaginaire, c'est, me semble-t-il, l'objectif de l'art : aller chercher au-delà des apparences. Ne pas s’acharner à vouloir comprendre et se laisser porter par la poésie des sons, des rythmes, des couleurs.

« L’homme de trois ans m’a donné une leçon de poésie. D’une clef de boîte à sardines, il a tiré un violon, un marteau, le portrait de son grand-père, l’hélice d’un aéroplane, des lunettes et une fleur » (Carlos Larronde).

Une création ne signifie pas nécessairement image de quelque chose (un miroir attrape, retient les choses). Avec l'art, c'est diffèrent, c'est toujours l'idée de quelque chose.

 Les toiles, les créations doivent conserver leurs libertés, liberté du peintre, liberté du spectateur. C'est la manière dont je vois les choses. Un acte libre de réflexion sur la vie."

 

Texte de Claudine GRAVELEAU

 

 

Du mardi 16 au samedi 27 mai 2017 - Entrée libre

 

Horaire :

du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h00