Histoire de st coulomb : le blason, saint colomban, pointe du meinga, ilot du guesclin, acquin, charlemagne, moulin à mer, glay, acquin, guarplic, clakin, sinople, malouiniere.

SAINT-COULOMB : histoire
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Histoire

Saint Colomban Saint-Coulomb tire son nom de saint Colomban, moine irlandais qui débarqua en 580 sur la plage du Guesclin avant de partir évangéliser l’Europe. + d'infos >>>

:: Le blason : De sinople à la croix de sable chargée d’une crosse abbatiale d’argent cantonnée de quatre malouinières d’or ouvertes. Le sinople est la couleur verte qui forme le fonds du blason... + d'infos >>>

Le peuplement du site est très ancien. Au second âge de fer, vers 450 avant JC, sur la Pointe du Meinga, un éperon barré formait un retranchement d’environ 15ha, il subsiste encore un fragment du mur d’enceinte. On trouve également trace de la présence romaine en divers endroits de la commune, tel l’îlot du Guesclin.
Selon la légende, au VIIIème siècle, un roi sarrasin, Acquin, tentant d’échapper aux armées carolingiennes, débarqua sur une plage du littoral armoricain et s’installa sur un rocher appelé le Glay avec femmes, enfants et esclaves. Il y resta 30 ans. A l’annonce de l’arrivée imminente de Charlemagne, il quitta précipitamment l’îlot, abandonnant dans sa fuite un enfant. Charlemagne recueillit celui-ci et lui donna le patronyme de Glay Acquin. Au fil des siècles, Glay Acquin se transforma en Guarplic, Clakin puis du Guesclin. Les descendants de cet enfant régnèrent alors sur la seigneurie de Saint-Coulomb. Plessis Bertrand

Vers 1254, le seigneur du Guarplic fit ériger une forteresse plus facile à défendre à l’intérieur des terres, le Plessis Bertrand. + d'infos >>>
Le connétable de France, Bertrand du Guesclin, est un descendant d’une branche cadette de cette illustre famille.
Au Moyen-âge, la Seigneurie du Plessis-Bertrand étendait sa juridiction sur les paroisses de Saint-Coulomb, Cancale et les communes avoisinantes jusqu’au pied même des remparts de Saint-Malo. On peut encore voir les ruines du château du Plessis Bertrand, imposante forteresse démantelée en 1598 à la suite de la guerre qui opposa catholiques et protestants.

Moulin à mer du Lupin

De cette seigneurie, dépendait le moulin à mer du Lupin, le plus ancien de Bretagne, dont on peut assurer qu’il existait déjà en 1200. Aujourd’hui, seule la digue subsiste mais on peut y admirer le site remarquable du Havre de Rothéneuf fermé par l’Ile Besnard et le tombolo dunaire de la Guimorais, le seul du littoral d’Ille-et-Vilaine.
Au XVIIème siècle, les riches armateurs malouins, à l’étroit à l’intérieur des murs de Saint-Malo, firent construire dans l’arrière-pays, les malouinières, gentilhommières au style fortement marqué par l’architecture militaire de Garangeau, disciple de Vauban qui procédait alors à la mise en défense des îlots de la baie de Saint-Malo. On compte près de 20 malouinières sur la commune, toutes habitées et entretenues par des propriétaires passionnés.

:: La malouinière de la Ville Bague : La propriété de la Ville Bague par la famille Eon de Penfentenio, famille de riches négociants malouins qui avait ouvert de nombreux comptoirs à l’étranger. L’actuelle malouinière a été bâtie en 1715 par Guillaume Eon... + d'infos >>>

Si la révolution épargna notre saint patron (la commune prit alors le nom de Coulomb Rocher) elle n’épargna pas les hommes. En témoigne le drame de la Fosse Hingant, malouinière marquée par la trahison, en mars 1793, d’un proche du marquis de La Rouërie, un des événements déclencheurs de la Chouannerie.

La Ville Bague

La Guimorais

C’est en 1911 que la marquise de Morny, plus connue sous le nom de Missy, acheta, au nom de son amie, Sidonie-Gabrielle COLETTE, une villa située sur la plage de la Touesse, Roz Ven. Colette y séjourna entre 1911 et 1926. La maison accueillit alors de nombreux artistes et auteurs tel Théophile Briant, poète et éditeur qui séjournait à la Tour du Vent, à Saint-Malo Elle y écrivit en particulier « Le Blé en Herbe » qui conte les amours de 2 adolescents dans le décor rustique du Saint-Coulomb d’alors.
Après sa séparation d’avec Colette, Missy s’installa dans la « Villa Primerose », à l’est de la plage de la Guimorais.
Plus récemment, l’histoire n’épargna pas Saint-Coulomb. Le littoral porte encore les signes de la 2ème guerre mondiale, on peut y voir plusieurs blockhaus, implantés là pour prévenir un éventuel débarquement allié dans le Sud Cotentin.
Dans les années 60, Léo Ferré et sa célèbre guenon Pépé habitèrent l’îlot du Guesclin. La mort brutale de Pépé entraîna son départ pour la Toscane où il demeura jusqu’à sa mort.
Aux XIXème et XXème siècles, les Colombanais furent nombreux à partir sur les bancs de Terre-Neuve pêcher la morue. L’économie locale était alors assurée par la culture

Entre terre et mer

des légumes primeurs. Cette activité est maintenant en déclin. Aujourd’hui, Saint-Coulomb, commune de 2 300 habitants, se développe au sein de la communauté d’agglomération, Saint-Malo Agglomération ; poumon vert du littoral d’Ille et Vilaine, Saint-Coulomb attire de nombreux touristes.
 
Ses paysages préservés et son riche patrimoine ont souvent servi d’écrin à des productions cinématographiques : parmi les plus récents, « La Cérémonie » de Claude Chabrol, le feuilleton télévisé « Entre Terre et Mer » d’Hervé Baslé, un enfant du pays, « Selon Charlie » de Nicole Garcia, tourné à Roz-Ven au printemps 2005…
 

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