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Anse du
Guesclin
(site naturel protégé) |
Entre
la Pointe du Nid et la Pointe des Grands Nez,
une superbe plage de sable fin borde le fond de
l’Anse du Guesclin, berceau historique de
Saint-Coulomb.
C’est en effet sur cette plage que débarqua vers
580, Colomban, moine irlandais qui donna son nom
à la commune. Il fonda un monastère et y demeura
quelque temps avant de partir évangéliser
l’Europe.
Plus tard, vers l’an 800, les ancêtres du
Connétable de France, Bertrand du Guesclin,
édifièrent sur l’îlot à l’est de la plage une
1ère forteresse, probablement sur les ruines
d’une construction romaine. Les seigneurs du
Guarplic (ancienne graphie de du Guesclin) y
régnèrent jusqu’en 1250. Ils firent alors ériger
une forteresse à l’intérieur des terres, le
Plessis-Bertrand, toujours sur le territoire de
Saint-Coulomb. Au XVIIIème siècle, l’ancienne
forteresse du Guesclin fut transformée en fort
pour assurer la défense du littoral contre les
débarquements ennemis et les attaques corsaires.
Léo Ferré habita cet îlot dans les années 60
avec sa guenon Pépé. Par marée basse, on peut
faire le tour de l’îlot qui est toujours une
propriété privée.
La plage est bordée sur toute sa longueur par un
cordon dunaire. Celui-ci a souffert à la fin des
années 60 des extractions de sable destiné à la
construction du barrage de la Rance. Son
classement en site naturel inscrit a permis la
restauration de cette dune. Des plantations
d’oyats ont assuré la réimplantation de toute
une flore spécifique à ce milieu (panicaut
maritime, criste marine, pourpier des sables…)
et d’une faune variée (alouette des champs,
pipit farlouse, traquet motteux…)
Fréquentée en période estivale, la plage est
surveillée durant la haute saison. Un fauteuil «
Hippocampe » facilite l’accès à la mer aux
personnes à mobilité réduite.
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Plage de la
Touesse
(site naturel protégé) |
On
accède à cette plage par le GR 34 ou par la D
201 qui longe la côte de Cancale à Saint-Malo.
Le chemin qui y mène, dit « du Blé en Herbe »,
nous rappelle que Colette y passa de longues
vacances. C’est en effet en 1911 que la marquise
de Morny fit l’acquisition, au nom de son amie
Sidonie-Gabrielle Colette, de la maison Roz Ven,
située directement sur la plage de la Touesse.
Colette y séjourna
régulièrement de 1911 à 1926. Elle y écrivit son
roman « Le blé en herbe » qui conte les amours
de 2 adolescents, dans une atmosphère fortement
imprégnée de ce cadre sauvage. C’est Colette qui
effectua les plantations qui entourent
aujourd’hui encore la maison.
Le haut de la plage est planté d’oyats protégés
par des ganivelles de bois. La plage de sable
fin, abritée des vents dominants, est
particulièrement appréciée des touristes et des
Colombanais.
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Plage du Port
(site naturel protégé) |
Séparée
de la plage voisine par la pointe des Petits
Nez, la plage du Port prolonge la baie pour ne
faire qu’une avec sa voisine, à marée basse.
Dans sa partie occidentale, l’anse des Courtils,
elle abrite un petit port naturel où sont
amarrés quelques bateaux, apportant une touche
colorée à la nature sauvage du paysage.
Derrière la
plage, s’étend une vaste « dune perchée » de 6,5
ha. Terrasse sablée adossée à une falaise morte
qui peut atteindre à certains endroits 25 m de
hauteur, cette formation dunaire est couverte
d’une pelouse rase où fleurissent orchidées
sauvages, panicauts maritimes, géraniums,
euphorbes…
Les tempêtes hivernales et le piétinement humain
ont malheureusement dégradé cet ensemble
actuellement en cours de restauration.
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Plage
de la Guimorais
(site naturel protégé) |
Cette
vaste plage s’étend le long des dunes des
Chevrets, tombolo qui relie la Pointe du
Meinga à l’Ile Besnard à l’ouest. Cette
flèche sableuse façonnée par le vent et les
courants est la seule du littoral
d’Ille-et-Vilaine. Le haut de la dune est
planté d’oyats et protégé du piétinement par
des ganivelles. A l’ouest de la plage, les
îlots des Petit et Grand Chevret (Réserve
naturelle), accessibles à marée basse,
hébergent une population de lézards des
murailles et abritent cormorans huppés,
sternes et goélands.
La plage est
fréquentée mais ses grands espaces assurent
d’une bonne tranquillité. Un poste de
secours, équipé pour les handicapés d’un
fauteuil « Hippocampe », est ouvert pendant
la haute saison.
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