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A l’ouest de l’Anse du
Guesclin, le chemin de randonnée GR 34 qui reprend l’ancien
chemin des douaniers monte au-dessus de l’Anse Margot jusqu’à un
ancien corps de garde. Celui-ci faisait partie du système de
défense érigé par la capitainerie de Saint-Coulomb dans les
années 1750. 4 autres batteries existaient alors. Outre
celui-ci, on peut encore voir un corps de garde en parfait état
sur la Pointe du Meinga. |
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Le GR 34 chemine le long du
littoral colombanais. ¼ heure de marche depuis l’Anse du
Guesclin mène au bout de cette pointe bordée d’un côté par la
mer et les hautes falaises de granite et de l’autre par les
cultures maraîchères qui bénéficient du climat tempéré de la
région. Choux-fleurs et pommes de terre alternent au fil des
saisons sur la frange littorale tandis qu’à l’intérieur des
terres se développent les cultures fourragères. |
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Du bout de la pointe, le regard s’attarde sur les 2 plages de la Touesse
et du Port et sur les rochers des Tintiaux qui s’élèvent à 9m au-dessus
du niveau des plus basses mers.
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La
Pointe du Meinga
(site naturel protégé) |
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Vaste éperon rocheux, la
pointe du Meinga s’avance largement dans la mer. De son
extrémité que l’on peut atteindre par le GR 34 ou par un chemin
situé sur son sommet, on embrasse un vaste panorama qui s’étend
du Cotentin au Cap Fréhel. Juste devant, les îles Chausey
ponctuent l’horizon. Par temps clair, on peut même apercevoir
l’île de Jersey, pourtant située à près de 35 milles nautiques. |
Cette situation avancée fait de
la pointe du Meinga un excellent observatoire du départ de la
Route du Rhum, course hauturière de grands voiliers qui s’élance
de Saint-Malo (plus précisément de la Pointe du Grouin sur
Cancale) tous les 4 ans (prochain départ en novembre 2006).
Déjà nos ancêtres avaient apprécié la situation stratégique de
cette pointe, On trouve encore trace d’un éperon barré qui
protégeait un vaste retranchement de 15 ha. Il est possible
qu’il ait servi lors de la Guerre des Gaules. |
Plus tard, c’est un corps de
garde qui y fut construit pour prévenir des attaques ennemies.
Celui-ci est parfaitement conservé, c’est aujourd’hui une
propriété privée, veillée par les goélands.
Au cours de la 2ème guerre mondiale, la pointe du Meinga fut
intégrée au dispositif défensif allemand contre un débarquement
allié sur le Sud Cotentin. On peut encore y voir de nombreux
blockhaus.
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Aujourd’hui, le caractère sauvage
de la pointe en fait le paradis des pêcheurs à la ligne et des
ornithologues qui viennent y observer les colonies d’huitriers-pies et autres
oiseaux marins qui y effectuent leur nidification.
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L’île
Besnard
(site naturel protégé) |
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Rattachée à la pointe
du Meinga par le tombolo des Chevrets, l’île Besnard est
devenue au fil du temps et des accumulations de sable
une presqu’île. Ses hautes falaises dominent l’entrée du
Havre de Rothéneuf. Ses terres étaient encore exploitées
il y a quelques années mais la nature y reprend
progressivement ses droits : ajoncs, genêts, bruyères et
chèvrefeuille ont entamé la colonisation du plateau
tandis que l’armérie maritime et la criste marine
s’implantent dans les failles exposées aux embruns.
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A son sommet, un sémaphore a
malheureusement été victime il y a peu de temps de la négligence
humaine. Le sentier de douanier qui fait le tour de l’île permet
d’observer une faune abondante. De là, la vue s’étend sur la
baie de Saint-Malo et domine le Havre de Rothéneuf. |
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Vaste enclave de plus de 15
ha, le Havre de Rothéneuf est fermé au nord par l’Ile Besnard et
le tombolo de la Guimorais et à l’ouest par la côte de Rothéneuf
(Saint-Malo) Communiquant avec la mer par un étroit goulet
sableux, le Havre assèche entièrement à marée basse, découvrant
une importante vasière en fond de baie, traversée de marigots. |
On peut y observer,
le long du tombolo des Chevrets, sur la grève des Mites,
une bande d’herbus constitués de salicornes, d’obiones,
d’atriplex et autres végétations caractéristiques des
pré-salés.
La slikke, c’est-à-dire la zone de vase nue recouverte à
chaque marée, héberge de nombreux mollusques et
invertébrés qui servent de nourriture aux échassiers
(courlis, aigrettes, gravelots…) et aux oiseaux
limicoles (bernaches, tadornes de Belon…) Ils sont
faciles à observer à la période des migrations. |
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Pendant les grandes marées,
le fort marnage réjouit les pêcheurs à pied qui arpentent sable
et rochers à la recherche de lançons, étrilles, tourteaux et
homards pour les plus chanceux.
Le Havre de Rothéneuf tirerait son nom d’une illustre famille,
les Rothéneuf, dont on dit qu’ils étaient mi-corsaires,
mi-contrebandiers. Du coté colombanais, il porte le nom de Havre
du Lupin, du nom de la malouinière du Lupin qui domine la côte
sur la partie sud. |
| Au fond du Havre, on
peut encore voir les ruines d’un ancien moulin à marée,
le seul du littoral d’Ille-et-Vilaine, les autres étant
tous situés le long de la Rance. Il s’agirait du plus
ancien moulin de mer de Bretagne, puisqu’il est cité
dans des actes datés de 1180. C’était un moulin à cage
de bois, à 2 roues, appuyé sur une digue de pierre qui
profitait du fort marnage de l’endroit. Exploité
jusqu’en 1899, il n’en subsiste malheureusement
aujourd’hui que l’amorce de la digue. |
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