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A
l’ouest de l’Anse du Guesclin, le chemin de
randonnée GR 34 qui reprend l’ancien chemin des
douaniers monte au-dessus de l’Anse Margot
jusqu’à un ancien corps de garde. Celui-ci
faisait partie du système de défense érigé par
la capitainerie de Saint-Coulomb dans les années
1750. 4 autres batteries existaient alors. Outre
celui-ci, on peut encore voir un corps de garde
en parfait état sur la Pointe du Meinga.
Le
GR 34 chemine le long du littoral colombanais. ¼
heure de marche depuis l’Anse du Guesclin mène
au bout de cette pointe bordée d’un côté
par la mer et les hautes falaises de granite et
de l’autre par les cultures maraîchères qui
bénéficient du climat tempéré de la région.
Choux-fleurs et pommes de terre alternent au fil
des saisons sur la frange littorale tandis qu’à
l’intérieur des terres se développent les
cultures fourragères.
Du bout de la
pointe, le regard s’attarde sur les 2 plages de
la Touesse et du Port et sur les rochers des
Tintiaux qui s’élèvent à 9m au-dessus du niveau
des plus basses mers.
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La
Pointe du Meinga
(site naturel protégé) |
Vaste
éperon rocheux, la pointe du Meinga s’avance
largement dans la mer. De son extrémité que l’on
peut atteindre par le GR 34 ou par un chemin
situé sur son sommet, on embrasse un vaste
panorama qui s’étend du Cotentin au Cap Fréhel.
Juste devant, les îles
Chausey ponctuent l’horizon. Par temps clair, on
peut même apercevoir l’île de Jersey,
pourtant située à près de 35 milles nautiques.
Cette situation avancée fait de la pointe du
Meinga un excellent observatoire du départ de la
Route du Rhum, course hauturière de grands
voiliers qui s’élance de Saint-Malo (plus
précisément de la Pointe du Grouin sur Cancale)
tous les 4 ans.
Déjà nos ancêtres avaient apprécié la situation
stratégique de cette pointe.
On trouve encore trace d’un éperon barré
qui protégeait un vaste retranchement de 15 ha.
Il est possible qu’il ait servi lors de la
Guerre des Gaules.
Plus tard, c’est un corps de garde qui y fut
construit pour prévenir des attaques ennemies.
Celui-ci est parfaitement conservé, c’est
aujourd’hui une propriété privée, veillée par
les goélands.
Au cours de la 2ème guerre mondiale, la pointe
du Meinga fut intégrée au dispositif défensif
allemand contre un débarquement allié sur le Sud
Cotentin. On peut encore y voir de nombreux
blockhaus.
Aujourd’hui, le caractère
sauvage de la pointe en fait le paradis des
pêcheurs à la ligne et des ornithologues qui
viennent y observer les colonies
d’huitriers-pies et autres oiseaux marins qui y
effectuent leur nidification.
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L’île Besnard
(site naturel protégé) |
Rattachée
à la pointe du Meinga par le tombolo des
Chevrets, l’île Besnard
est devenue au fil du temps et des accumulations
de sable une presqu’île. Ses hautes falaises
dominent l’entrée du Havre de Rothéneuf. Ses
terres étaient encore exploitées il y a quelques
années mais la nature y reprend progressivement
ses droits : ajoncs, genêts, bruyères et
chèvrefeuille ont entamé la colonisation du
plateau tandis que l’armérie maritime et la
criste marine s’implantent dans les failles
exposées aux embruns.
A son
sommet, un sémaphore a malheureusement été
victime il y a peu de temps de la négligence
humaine. Le sentier de douanier qui fait le tour
de l’île permet d’observer une faune abondante.
De là, la vue s’étend sur la baie de Saint-Malo
et domine le Havre de Rothéneuf.
Vaste
enclave de plus de 15 ha, le Havre de Rothéneuf
est fermé au nord par l’Ile Besnard et le
tombolo de la Guimorais et à l’ouest par la côte
de Rothéneuf (Saint-Malo) Communiquant avec la
mer par un étroit goulet sableux, le Havre
assèche entièrement à marée basse, découvrant
une importante vasière en fond de baie,
traversée de marigots.
On peut y
observer, le long du tombolo des Chevrets, sur
la grève des Mites, une bande d’herbus
constitués de salicornes, d’obiones, d’atriplex
et autres végétations caractéristiques des
pré-salés.
La slikke, c’est-à-dire la zone de vase nue
recouverte à chaque marée, héberge de nombreux
mollusques et invertébrés qui servent de
nourriture aux échassiers (courlis, aigrettes,
gravelots…) et aux oiseaux limicoles (bernaches,
tadornes de Belon…) Ils sont faciles à observer
à la période des migrations.
Pendant les
grandes marées, le fort marnage réjouit les
pêcheurs à pied qui arpentent sable et rochers à
la recherche de lançons, étrilles, tourteaux et
homards pour les plus chanceux.
Le Havre de Rothéneuf tirerait son nom d’une
illustre famille, les Rothéneuf, dont on dit
qu’ils étaient mi-corsaires, mi-contrebandiers.
Du coté colombanais, il porte le nom de Havre du
Lupin, du nom de la malouinière du Lupin qui
domine la côte sur la partie sud.
Au fond du Havre, on peut
encore voir les ruines d’un ancien moulin à
marée, le seul du littoral d’Ille-et-Vilaine,
les autres étant tous situés le long de la
Rance. Il s’agirait du plus ancien moulin de mer
de Bretagne, puisqu’il est cité dans des actes
datés de 1180. C’était un moulin à cage de bois,
à 2 roues, appuyé sur une digue de pierre qui
profitait du fort marnage de l’endroit. Exploité
jusqu’en 1899, il n’en subsiste malheureusement
aujourd’hui que l’amorce de la digue.
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