Site officiel de la Mairie de Saint-Coulomb

Histoire

 

450 ANS AV. JC

Sur la Pointe du Meinga, un éperon barré (une fortification établie sur une avancée de terre), formait un retranchement d’environ 15 ha, il subsiste encore un fragment du mur d’enceinte. On trouve également trace de la présence romaine en divers endroits de la commune, tel l’îlot du Guesclin.

 

EN L'AN 580

Le moine irlandais Saint-Colomban débarqua sur la plage du Guesclin avant de partir évangéliser l’Europe. Il donna son nom à notre commune, Saint-Coulomb.

 

 

VERS L'AN 800

Les ancêtres du Connétable de France, Bertrand du Guesclin, édifièrent sur l’îlot du Guesclin à l’est de la plage une première forteresse, probablement sur les ruines d’une construction romaine. Les seigneurs du Guarplic (ancienne graphie de « du Guesclin ») y régnèrent jusqu’en 1250.

VIIIème SIÈCLE

Selon la légende un roi sarrasin, Acquin, tentant d’échapper aux armées carolingiennes, débarqua sur une plage de Saint-Coulomb s’installa sur un rocher appelé « le Glay » avec femmes, enfants et esclaves. Il y resta 30 ans. A l’annonce de l’arrivée imminente de Charlemagne, il quitta précipitamment l’îlot, abandonnant dans sa fuite un enfant. Charlemagne recueillit celui-ci et lui donna le patronyme de Glay Acquin. Au fil des siècles, Glay Acquin se transforma en Guarplic, Clakin puis du Guesclin. Les descendants de cet enfant régnèrent alors sur la seigneurie de Saint-Coulomb.

1254

Le Seigneur du Guarplic fit ériger une forteresse plus facile à défendre à l’intérieur des terres, le Plessis-Bertrand. Le Connétable de France, Bertrand du Guesclin, est un descendant d’une branche cadette de cette illustre famille.

1598

On peut encore voir les ruines du château du Plessis-Bertrand, imposante forteresse démantelée en 1598 à la suite de la guerre qui opposa catholiques et protestants. Au Moyen-Age, la Seigneurie du Plessis-Bertrand étendait sa juridiction sur les paroisses de Saint-Coulomb, Cancale et les communes avoisinantes jusqu’au pied même des remparts de Saint-Malo.
De cette seigneurie, dépendait le moulin à marée du Lupin, construit vers 1180 et exploité jusqu’en 1899. Il s’agit du plus ancien de Bretagne. Aujourd’hui, seule la digue subsiste mais on peut y admirer le site remarquable du Havre du Lupin. Son entrée est protégée au nord par l’Ile Besnard et le tombolo dunaire de la Guimorais, le seul du littoral d’Ille-et-Vilaine et à l’ouest par la pointe rocheuse de Rothéneuf.

XVIIème SIÈCLE

Les riches armateurs malouins, à l’étroit à l’intérieur des murs de Saint-Malo, firent construire, dans l’arrière-pays, des malouinières, gentilhommières au style fortement marqué par l’architecture militaire de Garangeau. Ce disciple de Vauban procédait alors à la mise en défense des îlots de la baie de Saint-Malo. On comptait près de 20 malouinières sur la commune. Actuellement, elles sont toutes habitées et entretenues par des propriétaires passionnés.

XVIIIème SIÈCLE

L’ancienne forteresse de la famille du Guesclin fut transformée en fort pour assurer la défense du littoral contre les débarquements ennemis et les attaques corsaires.

MARS 1793

Si la révolution épargna notre Saint Patron (la commune prit alors le nom de Coulomb Rocher), elle n’épargna pas les hommes. En témoigne le drame de la Fosse Hingant, malouinière marquée par la trahison d’un proche du marquis de La Rouërie, un des événements déclencheurs de la Chouannerie Bretonne.

1911

La marquise de Morny, plus connue sous le nom de Missy, acheta, au nom de son amie, Sidonie-Gabrielle Colette, une villa située sur la plage de la Touesse, Roz Ven. La maison accueillit alors de nombreux artistes et auteurs tel Théophile Briant, poète et éditeur. Elle y écrivit en particulier « Le Blé en Herbe » qui conte les amours de deux adolescents dans le décor champêtre de Saint-Coulomb. Après sa séparation d’avec Colette, Missy s’installa dans la « Villa Primerose », à l’est de la plage de la Guimorais.

1945

La commune fut touchée par la seconde guerre mondiale. De nombreux blockhaus subsistent côté mer et dans les terres.

ANNÉES 60

Léo Ferré habite l’îlot du Guesclin avec sa célèbre guenon Pépé.

XIXème & XXème SIÈCLES

Les Colombanais furent nombreux à partir sur les bancs de Terre-Neuve pêcher la morue. L’économie locale était également assurée par la culture des légumes primeurs. Ce cadre et cette époque inspirèrent un enfant du pays, Hervé Baslé, qui réalisa « Entre Terre et Mer» feuilleton télévisé diffusé en 1997.
Saint-Coulomb, ses paysages préservés et son riche patrimoine ont également servi d’écrin à des productions cinématographiques telles que «La Cérémonie » de Claude Chabrol, « Selon Charlie » de Nicole Garcia, tourné à Roz Ven au printemps 2005…

AUJOURD'HUI

Saint-Coulomb, commune de 2 650 habitants, prend grand soin de ses plages et de ses paysages, attirant ainsi de nombreux touristes.